mercredi 22 juillet 2015

PRESENTATION DE LA FILIERE STMG

Lien vers la vidéo du CREG

« Le bac technologique n’est pas une voie de garage »

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |
Propos recueillis par 


Trente-cinq ans et trois réformes n’y auront rien changé. Le bac technologique peine à se débarrasser de son stigmate de « voie de garage ». Une marque au fer rouge dans l’imaginaire des élèves et des parents qui y voient la promesse d’un déclassement. Les changements de nom de ce qui fut d’abord le bac « G », puis STT (sciences et techniques tertiaires) après la réforme de 1992, STG (sciences et technologies de la gestion) en 2005 et enfin STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) à la rentrée 2012, n’ont en rien modifié la perception de cette filière : « Les meilleurs doivent aller en série générale, quand on relègue les médiocres aux séries techno », dénonce Marie-France Gravouil. Cette enseignante en économie et gestion de la région nantaise milite depuis plusieurs années pour une reconsidération de sa filière STMG qui passera d’abord « par un changement d’image » afin d’attirer les bons élèves.
En quoi le bac STMG diffère des autres bacs technologiques ?
Marie-France Gravouil : Le bac technologique tertiaire STMG souffre beaucoup plus de la concurrence des bacs généraux que les autres bacs technos comme arts appliqués, technologies de laboratoire, industrie, hôtellerie, santé, social ou agronomie ; car sa spécialisation est moins marquée. Etant donné que cette série est le plus souvent adossée à un lycée général, elle subit de plein fouet la concurrence avec la filière ES, qui est très différente en termes de contenus et de méthodes mais dont les débouchés sont voisins de STMG.
D’où provient selon vous ce désaveu des filières technologiques ?
Il y a en France un certain mépris pour tout ce qui est lié au professionnel. Nous sommes englués dans de vieux schémas. Le désir d’orientation vers un métier manuel est dévalorisé. C’est une vision qui entretient l’idée d’une opposition entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel et les enseignants y concourent. Ils sont naturellement plus exigeants envers un élève qui souhaite s’orienter vers une filière générale que pour les autres souhaits d’orientation.
Cela conduit à évaluer prématurément le potentiel des élèves, à les mettre dans des cases : les élèves capables d’abstraction et ceux qui rencontrent des difficultés d’apprentissage. Les bons élèves se doivent alors d’aller en filière générale et les moins bons en filière professionnelle ou technologique. Les cartes sont faussées dès le départ car l’orientation se fait non pas en fonction des envies des élèves mais à partir de leurs prétendues dispositions.
Comment faire pour rompre avec cette opposition entre enseignement technique et enseignement général ?
Aujourd’hui, l’orientation en lycée professionnel oblige à délaisser l’enseignement général, or, ce n’est pas parce que vous voulez être maçon que vous ne vous intéressez pas à la littérature ! Il est important d’ouvrir le lycée général à la culture professionnelle et inversement.
Le lycée idéal, serait celui où un socle d’enseignement général serait proposé le matin, avec des groupes de niveaux et des passerelles en fonction des progrès des élèves, et un socle d’enseignement technologique ou professionnel serait proposé l’après-midi. Cela évacuerait le clivage habituel entre les élèves supposés doués pour l’enseignement général et les autres, en proie à des carences depuis le plus jeune âge.
Cela donnerait aussi la possibilité d’opter pour une approche professionnalisante dès le lycée et favoriserait la mixité des profils dans les matières professionnelles ou technologiques en tirant vers le haut les élèves qui ont des difficultés en enseignement général.
Le choix d’une orientation technologique s’apparente souvent à un manque d’ambition du point de vue des parents. Est-ce le fait de la reproduction sociale ?
L’ambition des parents est liée à leur vécu. Les orientations de leurs enfants sont très souvent dépendantes des représentations que la famille véhicule. Beaucoup de familles restent prisonnières des images qui avaient cours lors de leurs études. Si les parents n’ont pas leur bac, le fait de voir leur enfant faire un bac techno les comblera, alors que ceux qui sont diplômés de l’enseignement général accepteront plus difficilement que leurs enfants fassent une filière technologique.
Comment faire pour que les filières technologiques soient reconsidérées ?
Informer sans relâche ! Car il subsiste encore une grande ignorance des enseignants de collège, lycée et de l’enseignement supérieur, des parents, des élèves, concernant les innovations nées des réformes successives. En STMG, nous avons une approche concrète des notions et replaçons l’élève dans un rôle d’acteur de sa propre éducation. Nous ne dispensons pas de cours magistraux mais privilégions les mises en situation et les travaux de groupe. De plus, nous avons une culture numérique très présente avec l’utilisation de « jeux sérieux » pour favoriser l’apprentissage.
Connaissez-vous des pays où les filières technologiques et d’apprentissage sont mieux considérées et sur lesquels la France pourrait prendre exemple ?
Oui, en Allemagne les formations professionnelles ne sont pas dévalorisées. Il y a beaucoup plus de passerelles entre l’enseignement général et professionnel. Les entreprises collaborent d’ailleurs beaucoup plus qu’en France à la formation des jeunes.
Après avoir réalisé un bac STMG, est-il possible d’entrer en classe préparatoire ?
Oui, mais ce n’est pas souhaitable pour tous les élèves. Chacun doit construire son parcours en fonction de son projet d’orientation. Nous avons la possibilité, du fait d’une approche pédagogique plus concrète d’offrir à des jeunes, issus de profils variés, des chances de réussite. La réussite ne passe pas forcément par la prépa. Ce que nous souhaitons avoir dans nos classes, c’est une grande diversité de profils. Une richesse que nous pouvons mettre à profit par le travail collaboratif et l’élaboration d’une intelligence collective.
Ne pensez-vous pas qu’on oriente trop tôt ?
Non, le problème est plutôt que l’élève s’oriente souvent pour de mauvaises raisons car il se connaît peu et n’est pas informé suffisamment sur les métiers et les séries. C’est pourquoi les filières doivent rester ouvertes à des enseignements qui peuvent paraître éloignés d’elles. Elles ne doivent pas s’enfermer dans leurs spécificités et permettre des ponts entre elles que les élèves pourront emprunter au fur et à mesure de la construction de leur projet


mardi 30 décembre 2014

Pas de stage de plus de six mois

Sauf exceptions, la durée du stage ne peut désormais dépasser six mois. Cette durée se calcule en fonction du temps de présence effective du stagiaire dans l'entreprise. Concrètement, "chaque période au moins égale à sept heures de présence, consécutives ou non, est considérée comme équivalente à un jour et chaque période au moins égale à vingt-deux jours de présence, consécutifs ou non, est considérée comme équivalente à un mois"



Hausse de la rémunération des stagiaires

A partir du 1er janvier 2015, la gratification du stagiaire doit être fixée à au moins 13,75 % du plafond horaire de la sécurité sociale (en l'absence de convention de branche ou d'accord professionnel fixant un taux supérieur). Autrement dit, elle doit atteindre 500,51 euros par mois. 

A partir de septembre 2015, l'indemnité minimale passera à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, soit normalement 523,26 euros pour un équivalent temps plein (3,45 euros par heure de stage).  



Entrée en vigueur du compte pénibilité

Avec le compte pénibilité, le salarié exposé aux facteurs définis par décret pourra acquérir des points qui lui permettront de se former, de gagner plus ou de partir plus tôt à la retraite. Quatre facteurs entrent en vigueur le 1er janvier 2015 (le travail de nuit, le travail répétitif, celui en milieu hyperbare et le travail d'équipe en horaires alternants) et six autres en 2016. L'employeur va devoir rédiger une fiche pour chaque salarié exposé et s'acquitter de cotisations, une cotisation de base correspondant à 0,01 % des rémunérations (à partir de 2017) et une surcotisation égale à 0,1 % des rémunérations des salariés exposés pour 2015 et 2016, puis à 0,2 % à partir de 2017. Cette surcotisation est doublée pour les salariés exposés à plusieurs facteurs de pénibilité. 



Arrivée du conseil en évolution professionnelle

Cette mesure issue de la loi sur la formation professionnelle. Toute personne pourra bénéficier, à titre gratuit, d'un conseil en évolution professionnelle (CEP) dès son entrée sur le marché du travail et jusqu'à son départ en retraite, quel que soit son âge, son secteur d'activité, son statut et sa qualification. Ce CEP s'adresse aux salariés du secteur privé, mais également aux travailleurs indépendants, artisans, professions libérales, auto-entrepreneurs, et aux salariés du secteur public, fonctionnaires titulaires, contractuels ou vacataires. Le dispositif est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2015. 



LE PROJET EN MERCATIQUE

I. GENERALITES
- par groupe de 3 ou 4, choisir une entreprise de type TPE ou PME (possibilité de grande entreprise à condition d’avoir un contact interne), productrice de biens ou de services, ; les franchises peuvent faire partie de votre choix à condition de se placer côté franchiseur (c'est-à-dire le créateur du concept)
- le choix peut se faire soit parce qu’un membre du groupe a un contact dans l’entreprise, soit du fait de l’actualité, soit par motivation de découverte du marché parce que vous consommez ou fréquentez l’entreprise ……  MAIS il faut que l’entreprise ait soit :

  • un ou plusieurs problèmes à résoudre (ex : baisse de chiffre d’affaires, vieillissement de la clientèle, pas de fidélisation, arrivée d’un nouveau concurrent, manque de notoriété, insatisfaction des clients, mauvaise image, déclin d’un produit, gamme ou portefeuille clients non équilibrés, s’adapter à une nouvelle législation…..)

ou / et

  • un ou plusieurs besoins à combler (ex : extension de gamme pour satisfaire un nouveau profil de clients en lançant un nouveau produit, développer son réseau de distribution, répondre à un besoin nouveau ou latent chez les consommateurs, conquérir des parts de marché pour atteindre une position concurrentielle supérieure, adopter une démarche de mercatique durable….)

II. OBJECTIF A ATTEINDRE : préconiser des solutions (sans les mener à terme) pour résoudre le ou les problèmes détectés ou pour satisfaire le ou les besoins identifiés qui soient bien sûr argumentées et réalisables par l’entreprise en fonction de son environnement (macro et micro)

III. COMMENT TRAVAILLER ?

- idéalement, s’assurer que vous aurez accès aux informations nécessaires pour l’avancée de votre projet soit par le biais du site internet, soit par le contact interne ; une prise de contact idéalement dans l’entreprise est indispensable, sinon, contacts téléphoniques ou mails possibles

- prendre le temps d’identifier tout ce que vous aurez à faire (recherches documentaires, tâches à accomplir, contraintes de temps ou de matériel…) et vous fixer des objectifs précis à chaque séance ; les tâches de chaque membre du groupe lors des différentes étapes doivent impérativement être cohérentes et complémentaires (par exemple, si un élève se charge de l’analyse de la demande dans l’analyse de marché, il analysera aussi la politique produit et prix dans le plan de marchéage)

- bien se répartir les tâches au sein du groupe pour éviter de perdre du temps

- utiliser les fiches méthodes distribuées (et également présentes sur le drive) intitulées : plan du dossier projet, sources d’information) ET VOTRE LIVRE DE MERCATIQUE POUR TOUTES LES NOTIONS NON ENCORE ABORDEES A CE STADE (politique de communication, de distribution, de fidélisation, le marketing éthique, durable….)

- garder en tête les critères d’évaluation individuel hebdomadaire et finaux (note sur 12 fixée par moi et sur 8 par l’examinateur extérieur) ; idem que précédemment, elles sont sur le drive

- respecter les consignes, à savoir :
  • utiliser systématiquement google docs pour tout travail rédigé et le partager avec vos camarades et moi même à chaque fin de séance ; tout oubli sera sanctionné sur la note finale
  • présentation du document transmis (voir fichier intitulé : règles de présentation d’un document)
  • tout document (comme un guide d’interview par exemple ou un projet de questionnaire) doit m’être présenté suffisamment à l’avance avant que vous preniez contact ; l’objectif est bien sûr de montrer aux professionnels que vous ne les déranger pas pour une bricole ou que vous posez les bonnes questions afin de répondre à votre problématique

 IV. EXEMPLES DE TACHES INDIVIDUELLES (liste non exhaustive)

- caractériser l’entreprise en s’aidant de la grille constituée durant l’année de première en Management des Organisations
- analyser le marché de façon complète (grille distribuée cette année en merca)
ex : * analyse de la clientèle en prenant appui sur le portefeuille client, sur des résultats d’enquête ou d’entretiens individuels de motivation, sur des avis donnés sur les sites internet ou les forums, blogs et réseaux sociaux…
- analyser une variable du plan de marchéage : 
* analyse de l’offre produit : gamme, cycle de vie, portefeuille produits, contribution au CA
* analyse de la concurrence (offre produit, prix, communication, distribution, notoriété…)
* analyse de la communication (moyens utilisés, budget….)
* analyse des circuits de distribution
* analyse de la politique de fidélisation ou de conquête de la clientèle
* analyse de l'aspect développement durable et mercatique éthique de l'entreprise.....

V. COMMENT RATTACHER LE PROGRAMME DE MERCA A VOTRE PROJET ?

Il s’agit de pistes de réflexion pour vous aider mais vous pouvez bien évidemment proposer d’autres idées à condition qu’elles soient cohérentes et pertinentes

QG 1 : Le consommateur est-il toujours rationnel dans ses choix ?
- de quelles manières l’entreprise est elle un lieu d’expérience de consommation ?
- les clients de la boutique sont-ils satisfaits ?
- comment expliquer leur comportement d’achat ?
- quelles sont les raisons conscientes et inconscientes qui guident leur choix ?
- quelle est la valeur perçue des produits ?

QG 2 : La mercatique cherche-t-elle à répondre aux besoins des consommateurs ou à les influencer ?
- l’entreprise  a-t-elle réalisé une étude de marché ?
- quelle est sa cible ?
- qui sont ses concurrents ?
- quel est le positionnement de son offre ?
- quelle est sa démarche mercatique ?
- quelle est son approche mercatique ? en a t elle plusieurs ? pourquoi ?
QG 3 : L’entreprise vend elle un produit ou une image ?
- comment l’entreprise répond au besoin du consommateur par le biais de ses produits, de sa ou ses gammes ?
- quelle est sa stratégie en matière de packaging, d’image, de qualité ?
- quelle politique de marque a-t-elle adopté ?

QG 4 : Le produit a-t-il un prix ?
- quelle est la politique tarifaire choisie ?
- comment l’entreprise fixe-t-elle ses prix ?
- les prix de vente sont-ils cohérents avec le positionnement ?
- quelle est la sensibilité des acheteurs au prix ?

QG 5 : La grande distribution est elle incontournable ?
- comment caractériser le canal de distribution choisi par l’entreprise ?
- pourquoi ce choix de distribution ?
- quelle est la complémentarité entre la vente physique en magasin et la vente en ligne ?
- comment l’entreprise coopère-t-elle avec les producteurs ?

QG 6 : Une entreprise doit-elle nécessairement faire de la publicité ?
- comment l’entreprise communique-t-elle ? Auprès de qui ?
- quelle est sa notoriété ?
- sa communication est-elle efficace ?
- quels sont ses outils de mercatique directe ?
- quelle est sa démarche sur les réseaux sociaux ?
- peut-elle mettre en place une mercatique virale active ?
- peut-elle être confrontée à un buzz négatif ?

QG 7 : Fidéliser ou conquérir : faut-il choisir ?
- quelle est la fidélité des clients de la boutique et du site Internet ? comment la mesurer et la qualifier ?
- l’entreprise a-t-elle mis en place une stratégie de fidélisation ? si oui, quels sont les outils de fidélisation choisis ? Si non, quels sont ceux qui pourraient être retenus ?
- quels sont les moyens de collecte, stockage et diffusion de l’information sur la clientèle ?
- comment l’entreprise tente-elle de conquérir de nouveaux clients ?
- sur une période donnée, quels sont les taux d’attrition et de rétention ?

QG 8 : La mercatique durable est-elle un mythe ou une réalité ?
- l’entreprise est-elle engagée (ou a-t-elle intérêt à s’engager) dans une démarche de mercatique durable ?
- les aspects environnementaux sont-ils pris en compte dans la fabrication des produits ?
- certains produits proposés bénéficient-ils de labels du développement durable ?

QG 9 : la mercatique peut-elle être éthique ?
- les techniques mercatiques utilisées par l’entreprise sont elles critiquables ?
- certains consommateurs mènent-ils des actions contre l’entreprise ?
- la protection du consommateur est-elle pleinement envisagée ?
- des chartes éthiques ont-elles été signées ?